Nous quittons notre motel à l’heure où les chats s’endorment,
après une nuit à se promener…
Le temps est gris et humide, et nous finissons la traversée de la chaîne côtière dans les nuages…
Nous allons suivre pendant des kilomètres la rivière « Cayoosh Creek ». Comme beaucoup de rivières, c’était un des axes d’accès historiques pour rentrer dans la Chaîne Côtière depuis l’Est du pays.
Cette rivière alimente et traverse le lac Duffey qui a la particularité d’être le réceptacle des troncs arrachés sur la partie haute de la rivière, et qui s’accumulent comme un barrage naturel à la sortie du lac…
Jusqu’à ce qu’elle rejoigne le lac Seton et la rivière du même nom pour se jeter dans le fleuve Fraser, la "Cayoosh Creek" restera impétueuse...
Le fleuve Fraser marque la frontière entre la Chaîne Côtière et les plateaux intérieurs. Là, nous quittons les montagnes et le paysage change totalement, pour s’ouvrir sur de grands espaces…
Nous allons rejoindre Clearwater, d’où nous partirons à la découverte du « Wells Gray Park »…
Nous quittons l’île de Vancouver à l’aube.
Nous n’avions pas prévu de partir aussi tôt, mais, à notre arrivée, notre hôte nous a expliqué que les ferries, en cette saison, étaient facilement pris d’assaut et qu’il était nécessaire de réserver…
Deux heures de navigation vont nous ramener sur le continent, un peu au nord de Vancouver…
Nous quittons la côte pour commencer
la montée dans la Chaîne côtière.
Nous arrivons dans la région de la Première Nation « Squamish » et nous découvrons l’importance de la nature et des différents éléments dans cette culture.
Notre route va suivre sur plusieurs centaines de kilomètres, la voie ferrée qui remonte doucement, en suivant la côte et où circule le « Rocky Mountaineer » qui relie Vancouver à Banff. On peut faire le voyage en train en trois ou quatre jours, mais il y a peu de possibilités pour s’arrêter ici ou là, comme nous allons le faire…
L’eau tombe d’une hauteur de 335 mètres, soit plus haut que la Tour Eiffel. Mais, le site d’observation est loin de la chute, ce qui ne permet pas vraiment de se rendre compte de ce dénivelé…
Sur le conseil de notre hôte, nous avions inscrit au programme d’aller à la « Gondola Sea to Sky », mais en arrivant on nous dit qu’elle est fermée.
On est déçu mais le soir on apprend la raison de cette fermeture, un câble a été coupé. Peut-être avons-nous eu un peu de chance…
Nous nous arrêtons dans le « BrandyWine Falls Parc » pour voir la cascade du même nom. Elle ne fait « que 70 mètres de haut » mais là, on se rend bien compte de la force de la chute…
En repartant, nous croisons la route du « Rocky Mountaineer ». Il ne va pas plus vite que nous, ce qui doit être un peu frustrant pour les passagers, même s’il circule en pleine nature…
Nous arrivons à Whistler. Ici s’est tenu une très grande partie des épreuves des XXIes Jeux olympiques d'hiver. La ville organisatrice était Vancouver.
Whistler est en fait une station de montagne, avec le ski et les sports de glisse en hiver et le VVT en été.
Notre dernière halte sera pour le « Nairn Falls Park ». Un chemin de randonnée au milieu des arbres nous conduit à la cascade. Elle semble prise au milieu de la falaise, qu’elle a creusée pour tomber sur une hauteur de 60 mètres. Il est difficile d’avoir une vue d’ensemble de la chute d’eau, mais, on est à quelques mètres seulement du torrent, et le grondement est saisissant…
Sur le parking, avant de rejoindre notre motel, nous faisons la connaissance de Thunderbird. Comme certains d’entre vous je l’utilise quotidiennement, mais, j’en ignorais la symbolique pour le peuple Squamish.
Demain nous continuerons notre route vers Clearwater...
Nous n’avions pas vraiment tenu compte des distances pour s’y rendre d’une part et sur place, l’étendue du parc d’autre part. Mais heureusement nos hôtes nous ont aidés à préparer notre balade, en nous indiquant ce qu’il fallait voir et ce qu’on pouvait ignorer. Nous les avons écoutés, et nous avons bien fait…
Première étape conseillée, aller voir « the goats on the roof». Nous découvrons un ensemble de maisons et de commerces, aux toits végétalisés, et pour assurer l’entretien et la tonte, des chèvres qui s’y promènent en liberté. C’est peut être la solution pour ramener les fermes dans les villes…
Deuxième étape, la porte du parc, le centre Kwisitis
ou « l’autre bout de la plage » en nuu-chah-nulth.
Les bois flottés ne se comptent plus…
Nous remontons la côte, qui est un paradis pour les surfeurs. Mais on est dans un parc national, et, à la nuit tombée, il n’y aura plus personne ni sur les plages, ni sur les parkings…
Les circuits sont parfaitement organisés, à la fois pour qu’on puisse se promener sans prendre de risques, mais surtout pour que notre passage soit sans risque pour la forêt…
On passe d’un arbre remarquable au suivant sur des passerelles parfaitement entretenues, et chaque étape est documentée. C’est un lieu de découverte que je vous laisse parcourir…
La nuit est tombée quand nous revenons à notre chambre d’hôtes.
Demain, nous quittons l’île de Vancouver par le premier ferry du matin…
Nous étions vraiment très bien à la maison d'hôtes, mais nous devons nous dépêcher pour ne pas être en retard pour la visite du Parlement…
La première chose qu’on nous présente, c’est le blason de la Colombie Britannique…
On découvre que ce sont de grands rebelles ces gens du bout du monde…
Depuis 80 ans, ils utilisent un blason qu’ils n’ont pas le droit d’utiliser. Des experts dans le domaine travaillent depuis tout ce temps pour trouver une solution, et c’est en 1987, que leur Souveraine, la Reine Elisabeth II a pu mettre fin à cette situation dramatique.
Pas de doute, en découvrant cela, je me rends compte combien nous avons eu tort de chasser la monarchie en coupant court aux fantaisies de notre roi.
Vous rendez-vous compte que sans la Révolution, nous aurions nous aussi ce genre de discussion au combien porteuse d’espoir pour les gens qui souffrent…
Aux quatre coins de la rotonde (j’espère que cela va vous faire sourire), on retrouve la représentation des richesses de cet état…
La forêt…
La pêche, en particulier le saumon…
La culture et en particulier les arbres fruitiers…
Et, bien sur, les mines, avec en particulier les chercheurs d’or…
Nous sommes invités ensuite à voir la chambre des députés. Ici le « protocole » est extrêmement strict. On apprend par exemple que la distance entre les bancs du gouvernement (à gauche de la photo) et de l’opposition (à droite de la photo) correspond à un peu plus que la longueur de deux épées. Pas question de prendre des risques, même entre gentlemen…
Mais, les traditions peuvent évoluer. C’est ainsi que le « speaker » a été doté d’un « talking stick ». Ce symbole doit permettre de rappeler l’existence des Premières Nations, et le besoin de réconciliation. Mais, bon, cela ne s’est fait qu’en 2016. Alors, cela risque de prendre encore un peu de temps pour qu’on puisse en voir les effets…
Autre symbole de l’union des peuples, « Shxwtitostel » un canoë traditionnel pour symboliser qu’on est tous sur le même bateau…
Les anglais ont la chance d’avoir des Reines qui durent longtemps, longtemps…
Alors, quand l’occasion se présente, elles fêtent leurs jubilés…
Ici, le Jubilé de diamant de Victoria, soit 60 ans de règne…
Là, le Jubilé d’Or d’Elisabeth, soit 50 ans de règne, mais, c’était en 2002. Il faudrait remettre cela à jour…
Le Parlement est un lieu de passage pour les jeunes générations. Nous avons pu voir un groupe de « Cadets » qui venait parfaire leur éducation civique…
Je vous laisse lire, et peut-être devrions-nous proposer comme évolution de notre système politique, de faire signer cela à nos fonctionnaires et nos élus. Juste pour rappeler que Service Public veut bien dire « au service du public »…
Avant de partir à la découverte de l’île de Vancouver, voici quelques animaux qui peuplent la région, et nous pourrions en rencontrer certains pendant notre séjour…
En sortant de notre visite, une surprise nous attend…
Une superbe Ford T fait la publicité des « Jardins Butchart »…
Ce n’était pas inscrit au programme du jour, mais on ne résiste pas à l’envie de découvrir ce lieu…
Pour comprendre cette histoire, imaginez une dame, femme du directeur de la plus grande cimenterie du Canada à l’époque, et qui d’une part s’ennuie à la maison, et d’autre part, aime les fleurs et la nature et n’apprécie pas trop de voir l’usine de son mari au bout du jardin…
Alors, elle va changer tout cela, et en utilisant les moyens de l’entreprise (aujourd’hui on parlerait d’abus de bien sociaux) elle va dessiner et réaliser le plus beau jardin qui soit au milieu d’une nature encore sauvage…
Aujourd’hui classé au patrimoine de la Colombie Britannique, ce jardin est un centre d’activités très important pour les petits et les grands…
Chaque espace est un lieu de découverte…
La saison était déjà bien avancée, mais la roseraie était encore magnifique…
Le Jardin Japonais fut une des premières réalisations…
Avant de quitter le jardin, nous allons admirer le Sanglier, et lui caresser le groin, comme nous l’avions fait sur l’original, à Florence, il y a des années…
Il est temps de repartir, car nous devons rejoindre Nanaimo. Mais, notre GPS nous indique qu’il suffit de prendre un ferry pour réduire très sensiblement le trajet. Alors, on se jette à l’eau, et nous profitons de cette mini croisière…
Avant de quitter l’hôtel voici quelques détails sur son histoire…
Et, bien sûr, le piano mécanique, qui est d’époque…
Nous quittons la ville de Vancouver pour rejoindre l’île de Vancouver, où se trouve la capitale de la Colombie Britannique, Victoria. C’est vraiment une île, et il n’y a pas d’autres moyens pour y aller et en revenir que de prendre le ferry…
Nous passons par un étroit chenal entre les îles, pour rejoindre le port de Sydney. C’est en découvrant tous ces noms de villes et de lieux qu’on comprend que les anglais manquent cruellement d’imagination. Victoria, Sydney et autres, on peut se croire transportés en Australie ou dans n'importe quelle autre colonie…
Après avoir posé les bagages à la chambre d’hôtes, nous allons faire un tour sur le port…
Ici aussi, c’est le paradis des hydravions pour les touristes. Les vols doivent permettre d’apercevoir les baleines…
Victoria a été et reste une base navale importante. Il est donc normal que la ville rende hommage à ses marins…
Vous pouvez même acheter une brique, qui viendra compléter le pavement du lieu…
Anne a trouvé un compagnon. Je ne suis pas certain qu’il ait tout compris ce qu’elle lui a dit mais cela semble tout de même l’amuser…
Pour rejoindre le Parlement, nous passons par le port de plaisance. Et là, nous avons droit à un concert de harpe celtique…
Devant le Parlement se dresse un très beau totem,
le « totem du savoir »…
Si comme moi vous êtes curieux, sachez que le premier symbole (the loon), tout en haut du totem est un huard…
Mais le Parlement semblerait un peu nu, si on ne retrouvait pas la statue de la Reine Victoria, qui donna son nom à la ville…
Il est temps de rentrer. Nous avons pris les renseignements, et demain matin, nous profiterons d’une visite guidée en français du Parlement…
Avant de commencer la journée, nous prenons le temps de découvrir un peu plus l’hôtel. La décoration est très « vintage » et Anne prend le temps de jouer à la demoiselle des téléphones...
Nous commençons notre visite de Vancouver
par le « Stanley Park »…
C’est immense, et même en y passant plus d’une demi journée, nous n’avons pas la possibilité de tout voir, mais voici quelques souvenirs…
Le phare de Brockton Point qui fut longtemps l’amer d’entrée sur le port de Vancouver…
La proue reconstituée d’un bateau impérial japonais…
La petite sirène de Vancouver, mais ici, le puritanisme anglais sévit encore, alors, elle porte une combinaison de plongée. On la comprend, car l’eau n’est pas chaude, et on verra même s’y promener un phoque…
Le « Siwash Rock », un lieu sacré pour les premières nations…
Bien sûr, Anne ne peut pas se promener sans faire des rencontres…
Ce musée est riche en objets mais ce sont souvent des reproductions récentes. En effet, la base de l’art des Premières Nations est d’être éphémère. Tout est en bois, ou presque, et le principe était que si quelque chose devait disparaitre, on le remplaçait. C’est le cas en particulier pour « les totems » dressés ici et là…
Il en est de même pour les embarcations…
Les artistes modernes s’attachent à présenter les légendes des premières nations, car la sculpture était et est encore un moyen d’enseignement pour les jeunes…
À l’extérieur, les éléments de base d’un village typique ont été reconstruits, pour expliquer comment la vie s’organisait au quotidien…
En fin d'après-midi, nous refaisons une promenade dans le Stanley Park.
On profite de la vue sur la « Canada Place » où un bateau de croisière est en attente de ses passagers. Arrivé ce matin, il repartira avant la nuit…
Mais pour le moment, les passagers découvrent Vancouver et les environs depuis le ciel, en faisant un tour rapide en hydravion…
Nous terminons cette promenade par la découverte de ce qu’est la nature dans cette région du Canada, avec ce qui reste du tronc d’un cèdre rouge qui était géant. Nous en verrons un peu plus tard…
Avant de rentrer à l’hôtel nous faisons un tour sur le port, où nous pouvons voir ce qui a été « la flamme olympique » des jeux d’hiver 2010…
Nous quittons Paris à midi.
Il n’y a pas foule dans le terminal 3 de CDG…
Nous allons faire un vol Paris Vancouver direct par Air Transat…
Quand nous montons dans l’avion, devant nous, nous apercevons « Concorde ». Espérons que ce soit un signe positif car le dernier qui a décollé de CDG n’y est jamais revenu…
Nous arrivons à Vancouver à 14 heures après un peu plus de 10 heures de vol. Nous récupérons la voiture de location, que nous garderons pour tout le séjour et gagnons l’hôtel. Malgré la fatigue, pas question de se reposer. Nous partons à pieds pour notre première visite. Notre hôtel est situé à côté du quartier chinois de Vancouver, qui abrite une colonie asiatique très importante…
Nous rejoignons le port en passant la « Vancouver Chinatown Millenium Gate »…
Nous découvrons la « Canada Place ». Ici, chaque état du Canada à sa plaque, avec une référence à sa capitale et aux villes importantes. C’est la partie « croisières » du port…
Et au bout de la promenade, se trouve la base des hydravions. C’est un balai incessant de décollages et d’amerrissages…
En rentrant à notre hôtel, nous pouvons voir comment se marient l’ancien et le moderne dans les buildings du quartier des affaires…
Fin de la première journée. Il est temps de se coucher…
Après presque trois mois de régime sec, elle est revenue...
Un petit orage hier soir, pour nous mettre dans l'ambiance, et ce matin un temps gris et humide...
Pas de doute, l'automne approche à grands pas...
Ce matin, toutes les odeurs de la nature venaient se mélanger pour notre plus grand plaisir...
Terre humide, feuilles séchées, et cette odeur de miel que développent la nature qui reprend vie...