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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:35

Nous nous levons avec le soleil, car nous devons partir tôt…

Notre batelier va nous faire traverser la réserve ornithologique. C’est une zone naturelle protégée. La vitesse y est très limitée, mais le chemin est plus agréable et plus court que par le canal puis le lac.

Nous arrivons à notre premier arrêt, le village de Khaung Daing. C’est ici aujourd’hui que ce tient le marché des 5 jours. C’est en fait un marché qui se déplace de ville en ville sur un planning de 5 jours dans les environs du lac Inle. Ces marchés rassemblent en général des habitants des différentes ethnies proches qui évitent ainsi de longs déplacements…

Le parking est déjà bien plein, et notre pilote a un peu de mal à trouver une petite place…

Nous passons devant le monastère sans nous arrêter, car il ne se visite pas…

Les premiers étales, à la sortie de l’embarcadère, sont dédiés aux touristes. On y trouve toutes sortes de souvenirs, locaux bien sûr, mais pouvant venir de plus loin, de Chine par exemple…

Il suffit d’avancer un peu pour retrouver tout ce qui fait le charme d’un marché en Birmanie, Toutes sortes de poissons frais ou séchés, des fruits et légumes extra frais, et des soupes…

Mais, la spécialité de ce village, ce sont les préparations à base de Soja et de riz. On en trouve sous toutes les formes, frais, en galettes, frits, séchés

Pour le dessert, on retrouve le caramel de palmier…

Et même, délice pour l’apéritif aussi bien que le dessert, les fournis grillées…

Parfois on vient au marché, juste pour faire un tour, mais on se laisse tenter. Il faut alors trouver de quoi rapporter les provisions à la maison. À chaque achat son panier…

Ici, pas de balance électronique. Rien ne vaut une balance à fléau, ou, une balance romaine. Pour les poids, on n’est pas vraiment contraint par le service des poids et mesures. Là, ce sont des pierres sculptées qui font office de poids…

Pour l’huile, pas de soucis, c’est un ancien bidon d’huile pour moteur qui fait office de mesure…

Le marché c’est aussi un peu le magasin d’ameublement. On y trouve des sièges pour s’asseoir par terre, des nattes pour le lit, et même des cantines qui font office d’armoire. C’est plus rustique qu’Ikéa, mais c’est plus naturel…

Le marché c’est aussi un grand terrain de jeu. C’est super amusant de courir au milieu des étales d’œufs, un carton sur la tête…

Ces marchés sont itinérants. Alors, c’est l’occasion pour les différentes ethnies du tour du lac de se retrouver, et de rivaliser d’élégance…

On trouve bien sûr tout ce qui est utile pour faire des offrandes au Bouddha, fleurs, bananes, et noix de coco…

Pour apporter ses marchandises au marché, ou pour remporter ses commissions, tous les moyens sont bons…

Et il est temps pour nous d’aller visiter le village…

Nous faisons une halte à l’hôtel du village situé sous un banian probablement multi centenaire. Ici, le Nat est représenté sous la forme d’un cavalier...

On trouve aussi un « open bar ». L’eau potable reste rare, et donc, il existe ici et là des réserves pour que chacun puisse se désaltérer…

Notre première visite est pour le boulanger. Les fours sont maintenant vides, mais leur taille indique bien l’importance de cette activité pour le village.

Ici il y a l’électricité. L’installation est un peu rustique et je ne suis pas certain qu’il pourrait avoir le consuel…

Les œufs frais sont prêts pour la fournée de gâteaux de demain…

Mais, les affaires ne marchent pas trop mal. Il suffit de voir la nouvelle maison que se construit le boulanger. Il n’est pas vraiment dans le pétrin…

Il travail sur son échafaudage de bambou, avec un outillage très limité. Mais, ici aussi on retrouve le fil à plomb…

Notre guide à profité de la visite pour acheter quelques paquets de gâteaux. Il en fait profiter les enfants, avec l’accord des parents…

Mais, les enfants ne sont pas les seuls à vouloir profiter de cette aubaine. Une chienne avec toute sa famille s’invite…

 

Dans le village, on trouve dans chaque cour ou au bord de la route une multitude de claies utilisées pour faire sécher les galettes…

Bien sûr ce n’est peut être pas parfait au niveau des poussières et des micro particules, mais, c’est ce qui donne aux galettes ce petit goût inimitable…

Mais pour faire les galettes il faut des graines, beaucoup de graines, qui sont mises à sécher au soleil…

Ces graines, on ne les pèse pas, on les mesure dans un bac spécial…

On peut les faire griller, en ajoutant des aromates comme du gingembre…

On va surtout préparer les galettes. Première étape, faire cuire les graines jusqu’à obtenir une purée épaisse…

On la partage en petites boules, qu’on façonne une à une en galette…

Et on fait sécher au soleil…

Pour la vente, chaque producteur va assurer la distribution, en gros, demi-gros et même au détail…

Il est temps pour nous de rembarquer dans notre pirogue…

Nous prenons le large pour rejoindre le village d'Inpawkhone. En chemin nous croisons des pêcheurs d’algues, pour les jardins flottants…

Nous passant à proximité d’une flottille de barques de pêche aux paniers. Ici, ce ne sont pas des figurants, comme on peut en voir près des hôtels, ou à la sortie du canal. Ce ne sont pas eux qui prennent la pose, mais nous. Les barques forment un cercle, et les pêcheurs plongent dans l’eau leur drôle de panier en forme d’entonnoir pour capturer les poissons. Ils dirigent leur barque en pagayant avec une jambe. Mais, vraiment, ils sont très adroits. Ils ne naviguent pas « comme des pieds »…

Nous arrivons au village et nous nous rendons directement à l’atelier de tissage...

Ici, on traite deux matières très nobles, la soie, mais aussi le lotus…

La pratique du tissage des fibres de tiges de lotus est née ici, sur le lac Inlé, il y a un siècle environ. Aujourd’hui cette industrie s’est développée en particulier au Cambodge…

 Pour fabriquer un tissu en lotus, c’est un travail extrêmement long. En effet, après avoir récolté les tiges de lotus, il faut couper les tiges très délicatement pour en récolter les fils à l’intérieur…

Ils font à peine 50 centimètres de long. Il faut les rouler avec les doigts…

Et recommencer encore et encore jusqu’à obtenir un fils de plusieurs mètres. …

Il faut environ deux mois et 12.000 plantes pour faire une petite écharpe en lotus. Ceci explique que ces étoles sont réservées à des dons faits aux moines, en général pour une grande occasion, leur ordination par exemple…

Nous découvrons ensuite les différentes étapes du tissage de la soie...

On prépare les fils de la trame. Il faut dessiner le motif avant la teinture. Cela se fait en enserrant la partie des fibres qui ne devra pas prendre la couleur. Cela se fait de mémoire, sans modèle…

Les fibres sont alors teintes et mises à sécher au soleil…

L’écheveau est placé sur un tambour, et il est lentement dévidé pour préparer les fils qui viendront dans les navettes…

Dans le même temps, on prépare les fils de chaine. Ce sont de kilomètres de fils de soie qui sont mis en place, de façon très précise…

Et le tissage peut alors commencer…

Suivant la complexité du dessin, ce sont parfois plus d’une dizaine de navettes qu’il faut utiliser dans un ordre extrêmement précis, et là aussi, sans modèle…

Et le travaille se prolonge ainsi toute la journée…

Le repas est pris sur place. Les ouvriers ne quittent pas l’atelier…

Notre guide en profite pour venir en aide à une charmante ouvrière dont le métier à tisser a besoin d’un petit coup de main…

Dehors, les belles dames jouent aux touristes, avant de passer à la salle d’exposition pour faire leurs achats…

Et il est temps de reprendre le bateau…

 

Et la visite suivante est pour un chantier naval. Ici on fabrique quelques–unes de nombreuses pirogues qui sillonnent le lac, jour et nuit…

Premier détail, mais qui a sont importance, ici on fait tout, et à la main…

Le bois, en particulier le teck, arrive en troncs et en blocs, et il est débité sur place. Les charpentiers de marine sont aussi des scieurs de long…

Les planches sont justes à l’épaisseur voulue…

Les outils sont simples, haches, scies, rabots, chignoles ou fausse équerre, et bien d’autres dont j’ignore le nom…

Mais ils sont toujours maniés de mains de maître, même si c’est pas les arpettes…

Et, un à un les bateau prennent forme…

Et quand il ne travaille pas, le patron s’amuse à construire des maquettes qui iront décorer quelques temples…

Dehors, un bateau attend sa peinture avant d’être mis à l’eau…

Notre visite suivante est pour une fabrication de cheroot, les cigares locaux…

Premier petit détail s’il y a du tabac, ce n’est pas le composant principal. L’enveloppe est faite d’une feuille de thanac qui sont triées en fonction de leur taille et de leur qualité…

Pour la garniture, on trouve bien sûr du tabac, mais aussi des éclats de bois et des aromates divers et variés. Le jour de notre visite, on utilisait l’anis étoilé. Nous, on préfère le boire en petit jaune que le fumer en petit cigare…

Le cheroot se compose de deux parties. Un filtre, qui est un mélange de morceaux de corne enroulés dans du papier journal, et le corps du cigare, enroulé dans la feuille de thanac. On va délicatement fermer l’enveloppe, en rabattant les bords de la feuille, et couper le cigare, côté filtre, à hauteur de l’enveloppe…

Tout se fait à la main, en papotant, en rigolant…

Et au final ce sont des centaines de cigares de toutes tailles et de tous parfums qui sortent chaque jour de cet atelier…

Pour notre dernière visite de la journée, nous rejoignons la pagode Phaung Daw U, le principal sanctuaire du lac qui abrite cinq statues sacrées de Bouddha.

On sait que Marco Polo est passé par la Birmanie, alors, on n’est pas surpris de retrouver ici les pigeons de la place Saint Marc qu’il a laissés derrière lui…

Ce temple de construction pas très ancienne  se présente sous la forme d’un grand hall au milieu duquel trônent les cinq statues du Bouddha…

Ici comme dans presque tous les temples, les femmes sont tenues à distances et elles doivent prier de loin…

Seuls, les  hommes sont autorisés à toucher les statues pour déposer les feuilles d’or…

Et, jour après jour, année après année, la dévotion des fidèles a légèrement transformé l’aspect général des statues. Voici ce à quoi elles ressemblaient en 1934…

Et, ce qu’elles sont aujourd’hui…

Chaque feuille d’or collée pèse à peine 2 ou 3 milligrammes. Alors, il en faut pour faire ces énormes tas d’or, posés sur des socles en argent ciselé…

Ces statues ont la particularité d’être voyageuses. Chaque année, quatre d’entre elles embarquent dans une énorme pirogue, réplique de la Barque Royale et elles font le tour du lac, en passant de pagode en pagode…

En 1965, lors de ce pèlerinage, la barque royale s’est renversée mais, les statues ont pu être récupérées…

Nous reprenons le chemin de l’hôtel, laissant derrière nous les pêcheurs qui terminent leur longue journée. Nous les retrouverons demain…

Le long du canal, nous sommes accompagnés par de nombreuses mouettes.

Ce n’est pas tout à fait désintéressé, car notre guide leur distribue le reste des gâteaux achetés ce matin…

 

 

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commentaires

Camille 11/05/2018 12:05

Ce matin, besoin de voir, à nouveau. Envie de remercier ton guide qui a pensé à tout. La dernière photo en est la preuve. A plus.

Yvon 23/05/2018 13:57

Et oui, c'est aussi un des charmes de ce voyage,
Nous avons été accompagnés par des jeunes gens charmants...
Ils avaient toutes les attentions possibles pour nous rendre le séjour agréable...
Bises

Camille 09/05/2018 19:52

« Le 16eme jour est plus que le 15eme jour et certainement moins que le 17eme jour »
C’est, pour moi, au jute et au bon moment.
Merci.
P .S : C’est évident, je poursuis le voyage, pour mon plaisir, (de l’apéritif au désert) .

Yvon 23/05/2018 13:56

Il faut prendre le temps de savourer son voyage...
Les jours se suivent et chacun apporte sa part de charme et de nouveautés...
Sincèrement, nous avons tout aimé...
Bises

Quichottine 05/05/2018 08:13

Merci pour ce magnifique reportage.
Les visites décrites sont toutes très intéressantes, j'ai beaucoup aimé.
Une journée encore bien remplie.
Bravo !

Yvon 23/05/2018 13:55

Tu as raison, cette journée était bien remplie,
mais avec le temps qui passe, je crois que toutes mes journées sont bien remplies...
Il faut que je relance un peu la machine...
Avec le retour du soleil je suis un peu trop absent...
Bises

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