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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 15:41

Le programme indiquait pour aujourd’hui :
« La matinée débutera par un tour en montgolfière au-dessus de la campagne de Bagan.

Vous observerez le soleil se lever sur le fleuve Irrawaddy et les différents stupas de la région.  Vous n’êtes simplement pas prêt de retrouver ce genre de spectacle sur Terre. »

Alors, j’ai choisi d’aller voir
si c’est aussi beau beau qu’on le dit…

Le soleil n’est pas encore levé quand on arrive sur l’aire de départ des montgolfières. Nous avons une rapide présentation des règles de sécurité autour d’un café chaud. Règle principale :
il est interdit de descendre en marche…

Et pendant ce temps l’équipe au sol prépare les ballons. Ils sont d’abord gonflés à l’air froid, par de gros ventilateurs…

On dirait de grosses citrouilles posées dans un champ…

Il faut maintenant allumer les brûleurs qui vont chauffer l’air dans le ballon…

Les ballons se redressent. On les retient au sol le temps d’embarquer les passagers et c’est l’envol des premiers ballons…

Et c’est notre tour. Nous serons ce matin une vingtaine de ballons en l’air en même temps…

Nous prenons de l’altitude pour découvrir l’ensemble du paysage, et surtout voir le soleil se lever…

Au sol, les équipes ont déjà tout remis en place et elles se dirigent vers notre point d’arrivée estimé, en fonction de la direction et de la force du vent…

À l’horizon on aperçoit le fleuve Irrawaddy et la fumée qui se dégage de chaque maison qui se réveille. Ici, on cuisine au bois…

Nous allons jouer à « saute ballon » pendant le vol, au gré de la fantaisie de notre pilote, survolant ici les maisons d’un village et là le parcours d’un golf le tout parsemé d’un nombre incroyable de temples et de stupas…

Le soleil est maintenant levé et il chasse les brumes matinales. Un à un les temples s’illuminent…

 

Notre pilote est anglais (nul n’est parfait). Il exerce son activité un peu partout, au Kenya, en Australie, et ici, suivant les saisons…

La nacelle est grande. Elle comporte cinq niches, deux de chaque côté, pour les passagers, et une au milieu pour le pilote et bien sûr les bouteilles de gaz. Suivant le prix que l’on est prêt à payer, on est deux ou trois dans chaque niche…

Inutile de se tordre le cou pour découvrir le paysage. Le ballon va tourner doucement sur lui-même pendant tout le vol, permettant à chacun de tout voir…

Le ballon monte et descend doucement, ce qui permet d’avoir un vue de détail d’un temple, ou une vue d’ensemble du paysage…

Le paysage est une immense mosaïque, mélangeant les villages, les champs cultivés et bien sûr des milliers de temples…

On peut aussi voir des briqueteries. Ici, pas de grandes usines, mais un travail artisanal et ancestral.
La terre est mouillée puis travaillée et moulée pour fabriquer les briques (voir tas de briques encore humides, sombres, en haut à gauche de l’image)
Les briques sont entassées sous un abri, sur un lit de paille de riz qu’on va allumer et entretenir (milieu de l’image)
Enfin, les briques cuites sont empilées, prêtes à être vendues (tas de briques claires en bas à droite de l’image)…

Le survol des rizières nous montre qu’elles sont à sec en cette période. Certaines sont utilisées pour d’autres cultures, comme les arachides ou les haricots, en attendant le retour de la pluie…

Les ballons se regroupent et descendent peu à peu. Chacune cherche l’endroit idéal pour se poser…

Les équipes au sol suivent les ballons pour être prêts pour les recevoir. Les pilotes sont attentifs à ne pas prendre de risques, en évitant les arbres, et en respectant les cultures…

Et nous voici de retour sur le plancher des vaches après une heure de vol…

Le ballon se couche, guidé par les équipiers, comme une grande fleur couchée par le vent…

Tout le monde descend. Ma voisine de cabine est la dernière à quitter la nacelle. Elle est « blogueuse professionnelle » et elle finissait de prendre des photos pour son prochain article…

Nous nous étions rencontrés autour d’un café, on se quitte autour d’un verre de champagne français. Nos pilotes sont anglais, mais ils connaissent les bonnes choses…

Nous regagnons nos hôtels et devant nous, sur sa remorque, la nacelle nous regarde en souriant. Demain, elle va de nouveau s’envoler pour voir se lever le soleil. Vraiment je ne regrette pas ce vol, un peu cher peut-être mais très certainement unique…

 

Notre guide vient nous rejoindre à l’hôtel, mais aujourd’hui, c’est journée sans voiture. Nous allons visiter en « vélo électriques ». Il s’agit en fait de mini scooter électrique et cela va s’avérer parfois difficile à maîtriser dans les chemins de sable…

Nous rejoignons le village de Min Nan Thu pour une visite. Quand nous arrivons, nous sommes pris en charge par une habitante, qui va nous accompagner pendant toute la visite...

Nous verrons fabriquer un cheroot, cigare local, fait d’un mélange de tabac, d’aromates, et de petits bouts de bois enroulés dans des fanes d’épis de maïs et comment le fumer…

Nous verrons une jeune fille fabriquer des cadres et des objets en bambou…

Nous verrons un jeune artisan bijoutier…

Nous verrons un atelier de tissage…

Nous verrons l’ancien mortier pour fabriquer l’huile d’arachide…

Nous rencontrerons une femme qui rentre de la corvée de bois…

Nous verrons une récolte de sésame en attente d’être battue, et comment on nourrit la bétail avec les tiges de céréales broyées…

Nous découvrirons le séchage au soleil de petites prunes et de piments…

Nous verrons les bœufs sous leur abri…

Nous verrons des plans d’aloe vera utilisés pour faire des produits de beauté et un cotonnier en fleurs…

Nous découvrirons le dispensaire, et l’école devant laquelle est plantée une rangée de tecks…

Nous verrons le bassin d’eau, à sec en cette période, et le nouveau centre d’électricité…

Nous avons vu tout ce qui était à voir ou presque…

Mais, peut-être ne retrouvez vous pas dans ma présentation toute la flamme que je mets dans mes descriptions ?
C’est simplement parce qu’avec le recul, on se rend compte que ce village s’est complètement tourné vers le tourisme. Tout ce qu’on nous montre n’est pas faux, mais rien n’est vrai. Il manque « la vie ». C’est déjà un peu un village musée, et c’est dommage car cela n’est pas nécessaire. Nous avons vu tout cela dans d’autres villages, avec des enfants qui courent, des cochons qui grognent, et des flaques d’eau ou des tas de détritus qu’il faut contourner. C’est aussi cela la vie…

 

Nous continuons notre visite en nous rendant au complexe monastique « Lay Myet Hnar ». Cet ensemble a été édifié en 1223, par un ministre et son épouse. En ce temps reculé, les  ministres utilisaient leur fortune pour faire construire des temples, afin de se faire pardonner leurs fautes…

Protégé par d’épais murs de briques, il ne reste que le corps du monastère, gros bâtiment cubique en briques, assez endommagé par les tremblements de terre successifs et en particulier celui du 24 août 2016, ce qui en interdit l’accès…

Et la pagode principale dont le mur d’enceinte extérieur s’est un peu plié, mais n’a pas rompu…

Pas de doute, les techniques ancestrales de construction avaient du bon…

Depuis l’entrée de la pagode on peut voir le bassin où étaient stockées les eaux de pluie, car ici, l’eau est rare…

Et, l’esplanade où se dressait le hall d’ordination. On compte au moins 60 pieds de colonnes, chacune étant à l’époque un grand tronc de teck, de plusieurs mètres de haut. Il faut imaginer ce bâtiment…

Mais, s’il a disparu, l’esprit sacré reste. Et, ce lieu n’est pas accessible aux femmes…

Au plafond de la pagode, une fresque présente les empreintes des pieds du Bouddha, entourées de centaines de représentations du Bouddha, qui sont toutes ou presque différentes…

Mais, me direz-vous, on n’a pas vu la pagode, dans son ensemble, ni le Bouddha qu’elle renferme ?
C’est aujourd’hui, avec le recul, que je me rends compte que je n’ai pas fait ces photos.

Nous reprenons notre balade, mais nous nous arrêtons quelques minutes devant le temple Thon Zu, pour laisser passer un troupeau. Nous ne souhaitons pas le suivre de trop près…

Nous allons visiter un autre complexe monastique, « Hsin Phyushin. ». Ici, le complexe est entouré de deux murs d’enceinte. Passé la première enceinte, dans la partie extérieure se trouvaient les habitations des moines et des novices…

Nous passons la seconde porte, qui a été reconstruite (regardez l’épaisseur des joints)…

On retrouve ici la pagode principale et  quelques pagodes plus petites…

On y voit le hall d’ordination lui aussi reconstruit, et bien sûr le bassin. Les eaux étaient récupérées sur les toits de tous les bâtiments et amenées ici par des rigoles.

Nous quittons les lieux pour rejoindre l’hôtel sous le regard attentif d’un épervier que notre guide nous montre. Il est passionné par les oiseaux et passe beaucoup de temps à les photographier…

 

Nous reprenons notre balade après un bon repos, car avant 16 heures, il fait chaud…

Nous commençons par visiter le temple Nanpaya. Ce temple offre la particularité d’être construit en tuffeau ce qui permet une décoration très riche en bas reliefs…

L’histoire ou la légende veut que ce temple ait servi de prison au roi Manuha

Il a souffert des tremblements de terre, et il est aujourd’hui renforcé à l’intérieur par une structure métallique qui n’est pas très élégante…

La décoration intérieure est d’inspiration indoue…

Nous continuons notre visite par la pagode Manuha

Sur le parvis, une représentation récente du Roi Manuha et de la Reine rappelle à tous son histoire…

Dans le hall d’entrée de la pagode, se trouve un immense bol à offrande. Ici, on n’offre pas le riz par poignées, mais directement en sacs.

Et on met dans le bol ce qu’on veut offrir au Bouddha. Non, ne vous inquiétez pas, ce papa ne va pas y déposer son petit garçon…

Dans la pagode il y a quatre statues immenses du Bouddha, qui occupe toute la place. C’est pour rappeler l’enfermement du Roi…

Il est l’heure de rejoindre une pagode moins connue d’où nous pourrons regarder le soleil couchant. Mais, nous ne sommes pas les seuls…

Ce soir, la brume sur la plaine est dense, et elle nous masque le spectacle, qui se déroulera derrière un voile léger, tout apparaissant en ombres chinoises…

 

Je viens de terminer cet article et j’ai eu quelques difficultés pour tout vous montrer, pour tout vous dire…

Je me rends compte qu’il me manque les photos d’images que je garde en mémoire, comme cet immense Bouddha couché dans sa pagode prison. Mes notes sont très incomplètes et j’ai du rechercher des informations plus précises.

Pourquoi ?
Peut-être parce que nous étions au douzième jour de notre voyage et que comme beaucoup de touristes, j’ai du penser « encore une pagode, encore un Bouddha »…

Mais aussi parce qu’aujourd’hui nous avions un moyen de locomotion différent…

Faire du deux roues sur ces chemins sablonneux, c’est, certes, excitant ou même amusant, mais c’est aussi stressant et fatiguant. Entre deux visites, pas question de se détendre, de prendre des notes. Il faut être attentif à la conduite, surtout quand on est deux sur le deux roues…

Pas de doute, il va falloir qu’on y retourne, pour voir ce qu’on n’a pas pu admirer. Vous savez, à Bagan il y a près de 3000 pagodes, alors, il nous en reste quelques unes à visiter…

 

Demain, nous prenons la route, sans notre guide, vers le centre du pays…

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commentaires

Camille 21/03/2018 12:27

Le douzième jour… est lui aussi parfait. Pourquoi ?
Les raisons sont multiples, pour moi.
Peut-être que j’y vois des similitudes entre" ici et d’ailleurs".
Peut-être que l’art surdimensionné accroche mon regard.
Peut-être que j’aime les mots choisis dans les récits de voyages qui m’invitent à l’aventure.
Peut-être… tout simplement que je suis heureuse de pouvoir écrire :
- Yvon, pourquoi ta voisine est une blogueuse professionnelle ? C’est nouveau, pour moi…
Un mot : MERCI
P.S : J’aime …"la nacelle nous regarde en souriant"…

Yvon 25/03/2018 16:15

Merci pour tout cela...
Et oui, il existe des blogueurs et des blogueuses professionnels...
Ils sont capable d'écrire de beaux récit de leurs voyages,
et de se faire payer tout ou partie des frais...
Je n'en suis pas là :-)
Bises

Quichottine 20/03/2018 10:33

Tout est très impressionnant...
Un voyage épuisant, sans nul doute, mais que de découvertes !
Merci pour ce beau reportage, Yvon.
Passe une douce journée.

Yvon 25/03/2018 16:10

Voyage épuisant, peut-être pas, car nous étions à tout moment parfaitement accompagnés par le guide et le chauffeur.
Cela enlève tout le stress de l'organisation du quotidien...
Mais, c'est vrai que nous sommes passé de découverte en découverte.
Alors, si c'était à refaire, nous repartirions tout de suite...
Bises

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