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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 15:48

 

Nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse, la tête dans les orchidées et les passiflores qui s’épanouissent naturellement sur le grillage de clôture…

Nous prenons la route pour rejoindre Sagaing, une ancienne capitale de la Birmanie, et un centre très important du Bouddhisme birman, avec en particulier, une université du bouddhisme. En route, nous voyons les petits novices, partir pour leur recherche quotidienne…

La ville de Sagain est située sur l’autre rive du fleuve Irrawaddy. La plaine alluviale du fleuve est très fertile. Ici et là des groupes de maisons qui semblent désertées, mais c’est uniquement parce que tout le monde est soit à l’école, soit dans les champs…

Les collines de Sagain sont couvertes de plus de 600 pagodes et stupas, qui émergent de la brume matinale et brillent au soleil levant…

Notre matinée débute par une visite du grand marché du matin proche du centre-ville. Nous explorons les étals interminables remplis de fruits, de légumes, de viandes, d'épices et toute une gamme d'autres articles. Ici, on trouve de tout, mais « un peu ». Tout est vendu en vrac, au poids, ou à l’unité…

On trouve dix sortes de riz différents, une pour chaque usage. On trouve des fruits étranges. On a le choix entre dix sortes de haricots. Ici, pas d’étiquettes pour vous guider. On sait ce qu’on veut, et ce qu’on va en faire…

Les bananes et les noix de coco sont achetées pour l’alimentation, mais aussi pour les offrandes dans les pagodes, comme les bouquets de fleurs…

Les produits frais, comme la viande, le poisson, les légumes devront être vendus avant la fin du marché, car il n’y a pas de frigo, pas de chambre froide qui permettraient de les conserver. Ici, chaque jour tout est frais…

On trouve aussi du riz cuit emballé dans des feuilles de bananier ou cuit directement dans des tiges de bambou…

Au milieu du marché passe une petite novice, accompagnée d’une plus grande. Elles viennent chercher ce qui fera le repas dans les prochains jours. Chacun donne un peu. La novice est très fière de sa collecte du jour…

 

 

Nous poursuivons notre visite en nous rendant dans un monastère de nones…
Il faut se rappeler que la Birmanie compte, pour 52 millions d’habitants, environs 500 000 moines et 100 000 nones, soit 1% de la population…
Pour mémoire, en France, où nous sommes 66 millions d’habitants, et 67 % se déclarent catholique le nombre de prêtres catholiques en France est d’environ 15 000 en 2015 (ils sont environ 400.000 dans le monde). Dix mille d'entre eux ont plus de 65 ans, 7.000 plus de 75. On estime qu'environ 800 meurent chaque année, alors qu'une centaine d'ordinations sont célébrées. La France compte aussi quelque 30.000 religieux, religieuses, moines et moniales catholiques…

Cela explique peut être la différence de ferveur entre la Birmanie et la France, et la sensibilité des Birmans en ce qui concerne leur religion…

Mais revenons à notre monastère. Ici vivent 300 novices, de 10 à 20 ans…

Nous parcourons la pagode qui jouxte le monastère. Ici, on prie Bouddha à qui on a offert de la nourriture, et là on lui a offert des fleurs…

Dans le réfectoire, tout se met en place pour le repas…

Il est temps de sonnet la cloche…

Tout le monde se rassemble, et chaque none prend sa place dans la file, pour rejoindre le réfectoire…

Avant de passer dans l’espace de la pagode, où se trouve le réfectoire, les nones se déchaussent…

Et une à une, elles reçoivent leur part de riz, qui forme la base du repas, puis elles s’installent à table, dans le plus parfait silence, attendant que la none principale donne le signal du début du repas. On n’entend que le cliquetis des appareils photos des touristes…

Le repas se déroule en silence. Au fond de la salle une généreuse donatrice est autorisée à partager leur repas…

Nous quittons, sans bruit, le monastère. Dans la cour, une pile de briques, don d’un fidèle est là pour permettre à la communauté de continuer à s’accroitre et donc à vivre…

 

Nous faisons une halte pour découvrir l’Académie internationale du Bouddhisme Sitagu…

Autour du bâtiment central, il y a une couronne de grandes niches, et dans chacune on découvre en photos le Bouddhisme dans un pays du monde, à travers les temples et pagodes, mais aussi à travers les variantes artistiques de représentation du Bouddha…

Pour avoir une vue de l’ensemble du campus, il faut le voir depuis un des temples qui le dominent sur la colline…

On peut rejoindre ces pagodes sur le haut de la colline par un long escalier couvert, qui part du centre de la ville, mais, nous préférons la voiture…

 

Notre prochaine visite est pour la pagode « U Min Thone Sae ».

Le nom de cette pagode signifie « 30 grottes ». Une grande galerie a été édifiée, à flanc de colline avec 30 ouvertures qui représentent ces grottes. Les grottes existent bien dans la colline qui nous entoure. Elles ont servi pendant la seconde guerre mondiale de refuge pour les habitants de la ville de Mandalay, qui se trouvait juste sur la ligne de front entre les anglais et les japonais, et qui était régulièrement bombardée par les uns ou les autres…

A l’intérieur de cette galerie on découvre 45 statues du Bouddha, toutes identiques. Cela symbolise les 45 ans de vie du Bouddha, en tant que Bouddha. Il a été Prince jusqu’à 29 ans, puis il s’est retiré pour atteindre la sagesse à l’âge de 35 ans, et il est mort à l’âge de 80 ans…

Nous terminons notre visite de la colline de  Sagaing par la pagode « Soon U Pon Nya Shin »…

De chaque côté d’une grande statue du Bouddha, on peut voir et toucher deux statues de bronze, qui symbolisent deux des vies précédentes du Bouddha. Et oui, on peut avoir été crapaud ou lièvre et finir Bouddha. Je n’ai pas perdu tous mes espoirs…

Ici aussi de nombreux tableaux retracent la vie du Bouddha, et rappellent que la vie est faite pour être vécue à deux…

Devant une statue nous voyons deux jeunes filles qui se concentrent. C’est une statue de vœux. Une pierre est posée par terre, devant le Bouddha. Tu fais ton vœu, et, si tu arrives à soulever la pierre, il va se réaliser.

Avant de quitter cette pagode, notre guide nous invite à visiter une autre représentation du Bouddha…
 

Un de plus pensez-vous, mais pas tout à fait. En effet, ce Bouddha a une particularité…

Et oui, il a six doigts à la main gauche. Il parait qu’on le vénère principalement pour des problèmes d’argent…

 

Après un repas pris dans un « Tea Shop »,  nous traversons le fleuve Irrawaddy en ferry local, pour rejoindre Ava, une ancienne capitale (et oui, encore une) située au sud de Mandalay, sur une ile artificielle…

Le transport ici se fait en petite voiture à cheval, sur des pistes étroites…

Au milieu de la nature, on découvre des pagodes et des temples qui ont résisté à tout, le temps, les déménagements, les tremblements de terre et même la seconde guerre mondiale.

En toute sérénité, et encore pour longtemps, le Bouddha médite à l’ombre d’un banian et le chien fait de même. Peut-être reviendra-t-il un jour en Bouddha…

Du temple, il ne reste que des morceaux de colonnes, et le Bouddha. Mais, le décor des murs extérieurs laisse imaginer la richesse des lieux…

 

Nous reprenons notre route au milieu des rizières et nous croisons d’étranges véhicules. Un peu camion, un peu tracteur, ils sont présents partout…

Nous arrivons au au monastère en bois de Bagaya. Tout est dit sur le panneau de présentation. Je vous laisse la version sous-titrée…

La pagode est très haute, et très sculptée même si parfois le temps a fait son œuvre…

À l’intérieur c’est assez sombre, et il faut un peu de temps pour s’habituer, quand on vient du soleil…

On découvre deux très beaux coffres à livres sacrés, dont un, monté sur roues…

L’unique statue du Bouddha est placée sous un puits de lumière, et brille dans la pénombre…

La porte qui sépare la pagode des appartements royaux est richement sculptée…

Et c’est ici que se tenait le Roi, sur son trône, aujourd’hui enlevé…

On ne voit pas un chat et on pourrait penser que le bâtiment n’est plus habité. Mais ce n’est pas le cas…

Une partie de la pagode sert toujours d’école pour les novices du monastère voisin, et pour les enfants des villages alentour…

Il faut avoir l’envie d’apprendre pour rester dans la pénombre, alors que dehors, le soleil brille et les oiseaux chantent…

Pour vous donner une idée de la taille des piliers de ce palais, j’ai pris une photo avec « un maître étalon »…

Nous nous dirigeons maintenant vers l’ancien palais royal, dont il ne reste que quelques éléments et en particulier les murs d’enceinte. Nous traversons des bassins de fleurs…

Et des champs de bananiers. Ici, il n’est pas question de culture intensive pour l’exportation, comme en Martinique ou en Afrique. Les régimes sont récoltés un par un, en fonction de la demande. Pour le cueillir, c’est simple, on va couper le bananier au pied, et il va repartir depuis la souche. On voit les nouvelles pousses qui poussent…

Nous allons passer à côté de la tour de guet, dernier vestige du palais du roi Bagyidaw. Nous ne nous arrêterons pas. D’une part parce que la tour, ayant pris de faux airs de tour de Pise, ne se visite plus, et d’autre part, parce que nous ne sommes pas seuls sur la route, et on préfère repartir les premiers pour manger un peu moins de poussière…

Nous croisons un troupeau qui nous rappelle La Vallée…

Nous arrivons à l’entrée du monastère de Maha Aungmye Bonzan…

Ici tout semble « un peu tordu », et ce n’est pas une impression. C’est le résultat du tremblement de terre de 1838, et tout n’a pas été reconstruit…

Nous commençons notre visite par le niveau inférieur. On ne peut pas parler de « sous-sol », puisqu’on reste au niveau du sol.

Il s’agit d’une succession de couloirs qui se croisent à angles droits…

Pas de caves, il s’agit uniquement d’énormes piliers de briques, posés les uns à côtés des autres, et qui supportent la masse de l’étage supérieur. C’est cette architecture qui a permis au monastère de résister correctement au tremblement de terre…

Pour rejoindre l’étage supérieur, il y a sur la façade principale, deux grands escaliers. Celui de droite était pour les moines, et celui de gauche pour la famille royale. C’est celui-ci que nous emprunterons…

De la terrasse on aperçoit une collection de stupas restaurés…

À côté du bâtiment principal, dans une petite pagode, on trouve une statue du Bouddha, de style indou, encore très vénérée…

Si beaucoup de sculptures ont été restaurée, il reste encore du travail…

La particularité de ce monastère est d’être en briques et avec des décors en stuc, alors que la plupart des autres monastères sont en bois sculpté. C’est ce qui explique qu’il soit encore là. S’il avait été en bois, il aurait certainement été démonté et transporté ailleurs quand on a déménagé la capitale…

À l’intérieur, une statue debout du Bouddha attend les visiteurs…

Mais, il y a une particularité dans cette salle. Le plancher est une grande trappe, qui s’ouvre sous les pas des femmes infidèles. Mais, c’est une chance, le mécanisme ne marche plus…

Nous quittons le monastère et l’ancien palais en passant par une des portes dans la muraille de briques…

Nous reprenons le bateau pour rejoindre Sagaing où nous attend notre voiture. Sur le bord de la rivière une jeune femme termine sa lessive. Ici, l’eau courante reste parfois un luxe…

 

Pour notre dernière pagode, le guide nous offre d’aller visiter la pagode Shwe Kyat Yat. Située sur la rive du fleuve Irrawaddy, cette pagode est celle des pécheurs et des navigateurs du fleuve…

Depuis la terrasse on découvre toutes les activités portuaires, et en particulier les radeaux de bambous qui descendent des montagnes, avec au loin les pagodes de la colline de Sagaing…

À l’intérieur de la pagode, le Grand Bouddha assis, et le génie de l’eau ne manque pas d’offrandes. On peut voir aussi des maquettes de bateaux. Les marins ont toujours étaient un peuple superstitieux…

Alors, pourquoi ne pas se mettre sous la protection de ce Bouddha puisque c’est d’ici que demain nous prendrons notre bateau pour rejoindre Bagan…

 

Nous terminons notre journée par une visite au village Kan Daw. Ce village est dédié au tissage des longyis…

Heureusement que nous avions visité de vrais artisans sur l’Ile Bilu

 

Ici, on est plutôt dans la petite industrie…

Pas de navette qu’on lance d’un côté à l’autre. Les métiers à tisser sont automatiques, et les ouvrières ne sont là que pour les alimenter et les surveiller…

Il reste tout de même une petite activité manuelle…

Le coton arrive, tout beau, tout blanc, de Chine…

Les couleurs sont définies à l’avance…

Et, deux personnes sont chargées de préparer les sachets de produits presque naturels, pour la teinture des écheveaux en fonction du besoin …

Les teinturiers viennent prendre la dose de poudre magique et le coton blanc, qu’ils ramènent après teinture…

Nous finissons notre promenade par un petit tour dans le village. Toutes les maisons sont construites sur le même modèle, en bas l’atelier, où les machine grondent, en haut, la partie habitation…

Parfois, un nouveau riche veut se distinguer…

Dans les cours des maisons, la vie est là. Ici, on fait la classe aux enfants des ouvrières, là, on prépare des bouquets qui seront vendus demain au marché.

Et dans chaque cour, un puits ou une pompe. L’eau courante aux robinets, cela viendra plus tard. Et nous sommes dans la banlieue de Mandalay, la deuxième plus grande ville de Birmanie…

 

Nous rentrons à l’hôtel pour boucler nos bagages. Demain, nous prenons le bateau pour rejoindre Bagan…

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commentaires

Camille 01/03/2018 15:18

Pour revenir voyager « dans » le neuvième jour, je suis « avec » l’ordinateur portable d’une amie.
C’est avec « grand respect » que je voyage. Les images et les mots, je les interprète à la Camille, en son temps.
... "Plus d’ordinateur !!! - Mais, c’est l’horreur…"
..."c’est pas tout à fait vrai"… mais il me semble que ..."c’est tout à fait ça"…
Perdre la mémoire de mes photos, j’accepte (je pense en avoir quelques copies). Ne plus communiquer, « présentement », c’est impossible. J’ai appelé Courage et Volonté. J’ai fait un choix (ouf… c’est difficile). Dans la vie active, j’ai eu ma part de gestion (des chiffres). Aujourd’hui je suis dans le 0,02 % comparé au 1 % . J’aime l’école… C’est super d’apprendre, c’est un grand voyage…
J’aurais pu écrire simplement MERCI … j’ai choisi le chemin le plus long.
P.S : A bientôt, à l’école virtuelle des Omergues (avec des bises c’est encore mieux)

Yvon 05/03/2018 17:53

Merci à toi de me suivre dans mes longues promenades...
Et oui, tu as raison, mes articles sur la Birmanie sont peut être trop longs, et trop chargés de photos...
Mais, chaque instant de ce voyage est pour moi un souvenir merveilleux...
Alors, pour les garder, je les partage...
La suite va arriver...
J'espère que tu trouveras une solution pérenne pour tes problèmes d'ordinateur...

Bises

Edouard 28/02/2018 19:06

Les photos sont magnifiques. Celles du marché sont dignes d'un reportage Garbit ;)

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